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“The Beauty of Noises and Waves” (La beauté des Sons et des Vagues) se concentrera principalement sur des expériences personnelles, des moments singuliers et des communions intimes à travers l’art, la musique, le studio, l’équipement, la vidéo, parlant aussi de voyage, vie quotidienne, mode, littérature ainsi que quelques éléments tels que le whisky, le base-ball, le skateboard, la vie sur la route, mon groupe Your Favorite Enemies (YFE) et mes 2 chiens Leonard et MacKaye, tout ça fait partie de mes aventures, du voyage de ma vie.

C’est une sorte de carnet de bord personnel, un blog en coulisses, mais dans un genre plus interactif. N’hésitez pas à me contacter, me poser des questions et commenter. C’est une invitation ouverte à partager… Tout est une question de relation humaine.

Le temps ne guérit pas… Seul le pardon le fait.

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Publié initialement dans le magazine japonais BEEAST

Je me tenais devant la porte de ma chambre avec probablement plus d’excitation que mes 2 petits amours poilus MacKaye et Leonard, qui pleuraient et aboyaient pour que j’ouvre vite. Ce pur moment d’amour est ce qui m’a fait revenir de de façon régulière dans l’année qui s’est écoulée, me séparant du moment où je dirais : « Ok, cette fois je suis de retour à la maison. » Je n’aurais jamais pensé que la dernière année se passerait comme ça, même si je n’avais aucun plan. Les journées sont devenues des semaines. Les semaines sont devenues des mois. Et sans crier gare, je me suis retrouvé à me demander si je reviendrais un jour, ce qui, je pense, n’aurait jamais eu lieu si ce n’était pour l’écriture du livre « A Journey Beyond Ourselves ». J’étais à ce point émotionnellement anéanti, mais j’ai réalisé que je n’étais pas définitivement brisé après tout. Tu peux courir aussi loin et aussi longtemps que tu veux, pour toutes les bonnes et mauvaises raisons. Le temps ne guérit pas… Seul le pardon le fait.

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Ce fut spécial pour moi d’être de retour en studio hier soir, après ce qui semblait faire une éternité. C’était spécial de me retrouver dans un endroit avec tellement d’histoires, avec tellement de nos larmes, rires, rêves endeuillés et succès exaltants. Je ne m’attendais pas à ce que l’endroit soit autre chose. Encore une fois, c’est ce que nous décidons de faire de ces moments qui détermine leur nature et par conséquent leur implication émotionnelle. Hier soir, sans aucune autre raison que de le sentir, tout ça à travers la liberté avec laquelle je vis ma vie maintenant, j’ai même pu le partager avec les autres. Je gardais toujours mes émotions personnelles pour moi avant, alors ça m’a rappelé comment quelque chose d’aussi simple qu’être au même endroit que les autres n’a jamais été aussi simple que ça pour moi jusqu’à maintenant. Partager des idées de chansons et révéler un peu des émotions qui vivaient en elles était bénissant pour moi… c’était simple.

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J’ai partagé entre autre que, au milieu du monde chaotique dans lequel nous vivons au quotidien et chaque nouveau matin d’éternel deuil, j’ai senti que c’était le moment pour moi de donner vie aux mots de compassion, de grâce et de miséricorde que je n’ai eu de cesse d’écrire pour purger l’intolérance et le fatalisme qui rôdent autour de nous, suivant chaque insupportable et terrible acte de terreur révoltante dont nous faisons partie, que ce soit en tant que victimes de la haine ou survivants impuissants, ou dont nous nous déconnectons, que ce soit pour nous protéger de la haine ou tel un déni reconnu de vivre sans peur, peu importe ce que ça peut vouloir dire. Comme j’ai dit à un ami proche qui m’avait demandé d’écrire un texte pour un important journal après un acte récent de terreur abominable et révoltant, je ne pouvais plus, aussi honteux et désespéré que ça puisse sonner, continuer d’écrire des eulogies.

Quand la liberté est un lieu dans le temps

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Publié initialement dans le magazine japonais BEEAST

« Je suis désormais convaincu que Tanger est un endroit où le passé et le présent existe simultanément à des degrés proportionnels où, à une journée emplie de vie est ajoutée une profondeur supplémentaire de réalité due à la présence d’une veille tout aussi vivante. À Tanger, le passé est une réalité physique aussi perceptible que la lumière du soleil. » – Paul Bowles – 1958 – The Worlds Of Tangier 

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Il y a des moments dans la vie qui sont si incroyablement significatifs, dont l’impact est tellement profond, purement réel et authentique, à tel point qu’il est difficile d’en saisir la véritable nature, de pouvoir en capturer l’essence, alors que ceux-ci semblent être complètement éloignés des lois tangibles de ce que nous appelons « réalité », de tous les éléments dont nous avons besoin pour définir en mots non seulement leur sens, mais pour croire en leur authenticité afin de rassurer notre perspective logique face à ce flot d’émotions contenu dans notre totale incertitude affective, pour construire une nouvelle couche de vie basée sur des moments si significatifs, comme si définir les merveilles que nous ne pouvons pas vraiment comprendre avait cette aptitude à leur donner une certaine réalité, suffisamment tangible pour reconnaître leur existence et par conséquent leur effet transformateur sur nous. Eh bien, c’est comme ça que je peux décrire ce que j’ai vécu pendant mon séjour à Tanger; une éblouissante réverbération de soi.

Exil de moi-même

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Publié initialement dans le magazine japonais BEEAST

« Si vous voulez être heureux, soyez-le » – Tolstoï

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Je suis présentement au Maroc, depuis seulement 2 jours dans ce qui se doit d’être une résidence de 8 semaines dans la très inspirante ville de Tanger. Je bois un verre de vin rouge sur le toit de la terrasse du Dar Nour, une magnifique maison d’hôte dans laquelle je vis actuellement, un endroit que j’appelle déjà maison. Au coeur de la kasbah de Tanger, je fais face au soleil nord-africain qui brûle en offrant généreusement un dernier portrait de ses lumières, brillantes et vives, avant de doucement se coucher dans un mouvement empli de poésie. Le vent caresse doucement la surface de mon visage, une brise fraîche venant de l’océan, reflétant le bleu pur du ciel, miroir du monde qui danse sans cesse à seulement quelques pas d’où je me trouve. Le décor parfait révèle les charmes attrayants de l’Espagne, m’invitant encore et encore à travers le son de l’océan… Trop beau pour le nier, trop délicat pour le refuser, trop désirable pour le refuser.

Louange et Ascension en Libre Mouvance

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Publié initialement dans le magazine japonais BEEAST

« Tout créateur expérimente péniblement le gouffre qu’il peut y avoir entre sa vision intérieure et l’expression ultime de celle-ci. »*
– Isaac Bashevis Singer

013

J’ai quitté Montréal alors que l’aube prenait doucement la forme de couleurs éclatantes et magnifiques d’une journée insinuant doucement ses lumières à travers l’obscurité dont les teintes nocturnes s’évanouissaient, passant du violet au bleu jusqu’à l’orange. Ce lumineux canevas fait de vives teintes donnait à l’horizon l’aspect d’un ciel de velours réconfortant, tel un miracle, spectaculaire exposition de splendeurs tellement radieuses que tu comprends alors à quel point tu es béni de les voir, de te perdre en elles; souhaitant avoir eu assez de foi pour suspendre le temps et qu’il cesse de changer si rapidement, espérant que ces images restent, en pleine contemplation que j’étais, ne serait-ce que pour un instant.

Une Invitation à Renaître

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Publié initialement dans le magazine japonais BEEAST

L’artiste, poète et écrivain libano-américain Khalil Gibran a dit : “Nous choisissons nos joies et nos peines bien avant de les éprouver.” (Référence : Le sable et l’écume (1926)). Faisons-nous tous ça ? Peut-être que oui… Est-ce que moi-même je le fais ? Peut-être que oui.

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J’ai grandement attendu que le printemps déploie ses merveilles, cette année plus que jamais auparavant je crois. Peut-être que c’est parce que je n’ai pas beaucoup vu la lumière depuis que je suis revenu du Japon en novembre dernier. Tout passe tellement vite, trop vite pour que j’aie le temps de vraiment voir, tel un témoin passif essayant de capturer une vision furtive des magnifiques couleurs de la saison dans laquelle je me trouve. Peut-être que j’ai perdu la notion du temps, méditant sur l’essence éternelle de l’invisible. À force de méditer sur des fantômes depuis longtemps disparus, la tristesse grandit en toi. Comme les ombres qui te poursuivent, si tu es prêt à devenir toi-même l’ombre de ces fantômes depuis longtemps disparus un peu plus à chaque fois que tu recherches les pièces manquantes de tes souvenirs, les illusions prennent inévitablement le dessus sur toi… jusqu’à ce que tu te perdes.

Alors, quand les journées sont semblables à de vieilles photographies perdant doucement de leur éclat tout au long de nuits surexposées, passées à chercher un endroit où trouver le repos, quand des images réconfortantes devant lesquelles nous nous mettons volontiers à genoux et la réminiscence des murmures joyeux d’autrefois sont tout ce que nous avons pour nous sentir encore en vie, est-ce le reflet de notre propre nature éphémère qui fait de chaque matin un moment encore plus précieux nous permettant de respirer ? Alors que nous nous évanouissons, alors que nous disparaissons un peu plus chaque jour, alors que nous nous battons pour garder un certain équilibre entre ce qui est et ce que nous rêvons de devenir, je crois maintenant que chaque aube est un cadeau, une invitation à renaître, une porte ouverte pour un nouveau départ.

Alors que les lumières continuent de briller

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Publié initialement dans le magazine japonais BEEAST

2 mars 2016 – New York

Dans ma vie, un simple geste se révèle souvent être quelque chose de très significatif. Alors quand Ben, le bassiste de Your Favorite Enemies que je considère comme mon frère, m’a offert un cahier d’écriture avec une citation fabuleusement inspirante de Ernest Hemingway gravée en lettres dorées, je savais que c’était aussi spécial pour lui de me l’offrir que ça l’était pour moi de le recevoir, Hemingway étant non seulement un de mes auteurs favoris, mais les mots en tant que tels étant profondément significatifs pour moi. Ben sait que je me permets rarement de m’imprégner de la plupart des aventures auxquelles je suis le premier à inviter mes frères, soeurs, amis et êtres chers à non seulement les partager avec moi, mais aussi à les vivre pleinement. C’est en méditant sur la nature de ces mots que j’écris mon tout premier article dans le magazine BEEAST, et c’est aussi en songeant à ma décision résolue d’écrire selon ce que je ressens plutôt que comment je veux que vous me perceviez à travers les mots que je vous partage aujourd’hui.

Je suis en studio depuis plusieurs semaines maintenant, et alors que j’écris ces lignes, je m’apprête à partir pour New York dans quelques heures… le lever du soleil attendant son invitation à exposer ses couleurs à ce qui semble être une aube réticente, je médite sur ces mots encore et encore :

“In order to write about life 
first you must live it”
(“Pour écrire à propos de la vie,
il faut d’abord la vivre”)
– Ernest Hemingway

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