• Out for a Spin Edition #3 FR

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    J’aurais pu être un neurochirurgien… mais Sonic Youth est arrivé

    Extrait du blog exclusif au SFCC de Alex
    “Out for a Spin”

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Louange et Ascension en Libre Mouvance

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Publié initialement dans le magazine japonais BEEAST

« Tout créateur expérimente péniblement le gouffre qu’il peut y avoir entre sa vision intérieure et l’expression ultime de celle-ci. »*
– Isaac Bashevis Singer

013

J’ai quitté Montréal alors que l’aube prenait doucement la forme de couleurs éclatantes et magnifiques d’une journée insinuant doucement ses lumières à travers l’obscurité dont les teintes nocturnes s’évanouissaient, passant du violet au bleu jusqu’à l’orange. Ce lumineux canevas fait de vives teintes donnait à l’horizon l’aspect d’un ciel de velours réconfortant, tel un miracle, spectaculaire exposition de splendeurs tellement radieuses que tu comprends alors à quel point tu es béni de les voir, de te perdre en elles; souhaitant avoir eu assez de foi pour suspendre le temps et qu’il cesse de changer si rapidement, espérant que ces images restent, en pleine contemplation que j’étais, ne serait-ce que pour un instant.

Une Invitation à Renaître

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Publié initialement dans le magazine japonais BEEAST

L’artiste, poète et écrivain libano-américain Khalil Gibran a dit : “Nous choisissons nos joies et nos peines bien avant de les éprouver.” (Référence : Le sable et l’écume (1926)). Faisons-nous tous ça ? Peut-être que oui… Est-ce que moi-même je le fais ? Peut-être que oui.

013

J’ai grandement attendu que le printemps déploie ses merveilles, cette année plus que jamais auparavant je crois. Peut-être que c’est parce que je n’ai pas beaucoup vu la lumière depuis que je suis revenu du Japon en novembre dernier. Tout passe tellement vite, trop vite pour que j’aie le temps de vraiment voir, tel un témoin passif essayant de capturer une vision furtive des magnifiques couleurs de la saison dans laquelle je me trouve. Peut-être que j’ai perdu la notion du temps, méditant sur l’essence éternelle de l’invisible. À force de méditer sur des fantômes depuis longtemps disparus, la tristesse grandit en toi. Comme les ombres qui te poursuivent, si tu es prêt à devenir toi-même l’ombre de ces fantômes depuis longtemps disparus un peu plus à chaque fois que tu recherches les pièces manquantes de tes souvenirs, les illusions prennent inévitablement le dessus sur toi… jusqu’à ce que tu te perdes.

Alors, quand les journées sont semblables à de vieilles photographies perdant doucement de leur éclat tout au long de nuits surexposées, passées à chercher un endroit où trouver le repos, quand des images réconfortantes devant lesquelles nous nous mettons volontiers à genoux et la réminiscence des murmures joyeux d’autrefois sont tout ce que nous avons pour nous sentir encore en vie, est-ce le reflet de notre propre nature éphémère qui fait de chaque matin un moment encore plus précieux nous permettant de respirer ? Alors que nous nous évanouissons, alors que nous disparaissons un peu plus chaque jour, alors que nous nous battons pour garder un certain équilibre entre ce qui est et ce que nous rêvons de devenir, je crois maintenant que chaque aube est un cadeau, une invitation à renaître, une porte ouverte pour un nouveau départ.

Alors que les lumières continuent de briller

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Publié initialement dans le magazine japonais BEEAST

2 mars 2016 – New York

Dans ma vie, un simple geste se révèle souvent être quelque chose de très significatif. Alors quand Ben, le bassiste de Your Favorite Enemies que je considère comme mon frère, m’a offert un cahier d’écriture avec une citation fabuleusement inspirante de Ernest Hemingway gravée en lettres dorées, je savais que c’était aussi spécial pour lui de me l’offrir que ça l’était pour moi de le recevoir, Hemingway étant non seulement un de mes auteurs favoris, mais les mots en tant que tels étant profondément significatifs pour moi. Ben sait que je me permets rarement de m’imprégner de la plupart des aventures auxquelles je suis le premier à inviter mes frères, soeurs, amis et êtres chers à non seulement les partager avec moi, mais aussi à les vivre pleinement. C’est en méditant sur la nature de ces mots que j’écris mon tout premier article dans le magazine BEEAST, et c’est aussi en songeant à ma décision résolue d’écrire selon ce que je ressens plutôt que comment je veux que vous me perceviez à travers les mots que je vous partage aujourd’hui.

Je suis en studio depuis plusieurs semaines maintenant, et alors que j’écris ces lignes, je m’apprête à partir pour New York dans quelques heures… le lever du soleil attendant son invitation à exposer ses couleurs à ce qui semble être une aube réticente, je médite sur ces mots encore et encore :

“In order to write about life 
first you must live it”
(“Pour écrire à propos de la vie,
il faut d’abord la vivre”)
– Ernest Hemingway

Et si l’amour était la réponse à la haine & aux bombes…

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En réponse aux attentats de Bruxelles

Un message à mes frères, soeurs, amis, voisins et être chers

Je me suis réveillé ce matin avec la plus violente de toutes les alarmes; la stupeur.

Mon vieil ennemi était de retour, me blessant à nouveau avec ses armes préférées; l’impuissance, l’incompréhension, la colère. La tristesse, comme si tout était devenu noir et blanc pour un instant, dans un éclair d’une totale abnégation émotionnelle. Je me suis demandé, “alors c’est ça l’état actuel et permanent du monde dans lequel nous vivons ? ”. La peur.

Je m’inquiète terriblement pour mes frères, soeurs, amis et êtres chers en Belgique manquant encore à l’appel. Je suis à genoux, compatissant avec ceux dont le coeur est dévasté et j’invite aussi à faire de même ceux qui souhaitent avec rage la même mesure de douleur pour ces monstres qui ont brutalement arraché des vies au nom d’un seul; le leur.

Et puis j’ai pensé écrire quelque chose. Mais quels mots écrire, quels mots partager ? La terreur, tout comme la vie qu’elle détruit, a corrompu chacun de ces mots de sympathie pour en faire de redondants refuges vides de sens, vibrant tels les échos de nos propres voix dont les murmures se perdent dans le désert de notre confusion. Qu’ai-je d’autre à offrir que des mots ? À chaque fois, à chacune des fois, je me pose exactement la même question : “Que puis-je faire ?”. “Si seulement il y avait quelque chose à faire”.

La tragédie d’aujourd’hui a transformé des mots d’empathie en une oraison funèbre parfaitement bien ficelée et impeccablement alignée pour quelconque horrible occasion, faisant de silences endeuillés des planques d’auto-préservation suspicieuses pour ce qui ressemble à un déni personnel de croire en de meilleurs lendemains. Les mots ne sont que des tonalités sans coeur et dénués d’âme. J’ai appris il y a longtemps qu’un véritable coeur ne peut pas tromper sa nature distinctive, et même si mes mots peuvent refléter à quel point je suis secoué en ce moment, à quel point je me sens démuni et aussi fatigué de combattre le vrai combat, je ne suis pas prêt à abdiquer. Pas prêt à rester stoïque, ni à détourner le regard.

À nous maintenant de briller de tous nos feux

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En réponse aux attentats de Paris

Je suis présentement à l’aéroport de Montréal en compagnie de Jeff. Nous quittons pour Tokyo dans moins de 2 heures. Nous n’avons pu fermer l’oeil de la nuit, inquiets pour nos êtres chers qui manquent toujours à l’appel et résolument déterminés à ne pas succomber aux extrêmes émotions que pareils actes de barbarie pourraient nous sembler raisonnable de vivre en pareille occasion.

La véritable victoire de la terreur s’avère sa propension à créer de nouveaux monstres, justes ou non. Ce matin, alors que je ne peux que penser à nos amis qui manquent toujours à l’appel, alors que rage, peine, incompréhension et consternation s’entremêlent dans mon coeur, dans mon âme, je pense à tous nos êtres chers… Et malgré la profonde souffrance qu’est la nôtre, je me refuse à faire surgir ce monstre vengeur. Je renonce à devenir l’ombre de ces abominables actes du mal. Car elle est là la victoire de ceux qui sèment la mort; le triomphe de la haine s’avère l’appel à nos instincts les plus primaires, à nos sentiments les plus insondés.

La Mesure Qui Définit Un Homme

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Ce second billet, qui est en quelque sorte la suite de « La Nature Des Ténèbres Et De La Lumière », publié le 21 mars dernier, a été écrit suivant les émotions que suscitèrent la lecture de vos commentaires… merci du courage avec lequel vous vous exposez à travers vos réactions… chacun de vos mots sont précieux pour moi… ils sont d’ailleurs la raison pour laquelle je me suis permis d’écrire ce second texte en français… il était important pour moi qu’il ne soit pas la traduction d’un écrit en anglais.

– Alex

Alors que j’écrivais mon billet… la recherche du « Tueur de Toulouse » battait son plein… je savais que son dénouement ne devait tarder et que ce dernier correspondrait sans doute au moment où mon billet serait publié… sordide hasard ou morbide opportunité de définir l’essence de notre amour et d’en approfondir sa nature… particulièrement en ayant devant nos yeux un individu dont le visage incarnera maintenant terreur, haine, violence et répulsion… mais qu’en est-il vraiment…?

La Nature Des Ténèbres Et De La Lumière

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Alors que nous recherchons la justice et la liberté

Mes chers frères, soeurs, amis, fans et bien-aimés…

J’espère que vous vous portez bien, alors que la chaleur du soleil couvre paisiblement les plaies d’un autre hiver vigoureux, saison qui se dissipe peu à peu, afin de laisser le printemps fleurir, annonçant les couleurs de toutes les merveilles à venir. Il est magnifique de voir ces couleurs s’épanouir, aussi vives que la foi que j’ai dans les promesses récoltées sous mes yeux. Je n’ai jamais trouvé facile d’ouvrir mes yeux à la plus vive des lumières du matin, spécialement lorsque l’essence de ma vie a été plongée dans l’obscurité de mes peurs et doutes quotidiens, mais la lumière est la liberté. J’ai pu trouver difficile d’accepter cette lumière dans ma vie, mais c’est vrai… Même si sa nature est si sévère envers les ténèbres de ma vie, je crois en sa capacité à guérir les plaies les plus profondes, alors qu’elle dévoile mes souvenirs les plus sombres et mes souffrances. La lumière crée la lumière, comme la vie crée la vie. Oui, même si je me bats parfois contre l’essence même de cette guérison que la nature honnête de la lumière peut apporter…

Lorsque Chaque Jour Est Un Jubilé

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La vie devient l’incarnation éternelle d’une célébration

J’ai reçu plusieurs messages à propos de la nature des « moments » que j’ai vécu durant le temps des fêtes passé… Messages sur l’essence de ce qui semble être un esprit renouvelé par lequel j’épouse chacun des « moments » de ma vie… messages sur la nature de ma vie présente, épanouissante, tel que je choisis de la vivre pleinement tous les jours… De vivre pleinement, sans égard aux suspects de convenance qui chuchotent tendrement « je t’aime », alors qu’ils me pressent de m’habiller du manteau de leurs croyances, manteau qu’ils n’ont pas eux-même le courage de porter… la paix est un fragile état d’esprit, mais l’amour est une puissante incarnation lorsque la grâce est pleinement rencontrée… Et les quelques derniers mois ont tous été à propos de trouver l’amour et d’en redéfinir ma vision… être libre… d’une liberté profonde… Le Saint-Graal d’une société moderne, des pseudo-philosophes et de toutes les religions, avec leurs campagnes de recrutement… Ne sommes-nous pas tous les mêmes…? Alors que certains me voient comme un universaliste quelconque, et que d’autres résument l’amour véritable en une résolution de type « soyons d’accords en désaccord », j’ai simplement décidé de tourner les yeux vers la lumière d’une aube nouvelle… Je crois profondément qu’une étoile du matin se lève afin de briller sur moi, alors que les premiers souffles de la journée sont miens à déterminer, façonner et vivre… Il m’a pris longtemps avant d’étreindre une réalité si simple, mais maintenant, vous avez raison, c’est avec un esprit renouvelé que j’épouse le « moment » qu’est ma vie…

Curieusement, certaines personnes avaient l’habitude de dire qu’elle préféraient être détestées pour qui elles sont vraiment plutôt qu’aimées pour ce que les gens veulent bien voir d’eux…

Ocean And Shadows

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J’ai attendu très longtemps avant d’ouvrir une des fenêtres de la petite pièce que j’appelais mienne dans cette incroyable aventure qu’est le voyage de Your Favorite Enemies… Un endroit où les histoires multicolores recouvrent les murs de mon ombre personnelle, où mes blues se transforment en étoiles filantes habillées de mobiles aux effigies de grues suspendues au ciel à 2 teintes de mon plafond, où chaque larme est une prière orpheline fleurissant en un océan au plus profond duquel mes doutes peuvent plonger, où les anciens rêves en papier incarnent une aube nouvelle, miséricordieuse, une renaissance délicatement façonnée d’origami, et où les soupirs chargés d’inspiration transforment les silences en d’invisibles notes avec lesquelles mon âme donnera naissance à une chanson de laquelle la grâce s’élèvera…

Une Invitation à Renaître

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Publié initialement dans le magazine japonais BEEAST

L’artiste, poète et écrivain libano-américain Khalil Gibran a dit : “Nous choisissons nos joies et nos peines bien avant de les éprouver.” (Référence : Le sable et l’écume (1926)). Faisons-nous tous ça ? Peut-être que oui… Est-ce que moi-même je le fais ? Peut-être que oui.

013

J’ai grandement attendu que le printemps déploie ses merveilles, cette année plus que jamais auparavant je crois. Peut-être que c’est parce que je n’ai pas beaucoup vu la lumière depuis que je suis revenu du Japon en novembre dernier. Tout passe tellement vite, trop vite pour que j’aie le temps de vraiment voir, tel un témoin passif essayant de capturer une vision furtive des magnifiques couleurs de la saison dans laquelle je me trouve. Peut-être que j’ai perdu la notion du temps, méditant sur l’essence éternelle de l’invisible. À force de méditer sur des fantômes depuis longtemps disparus, la tristesse grandit en toi. Comme les ombres qui te poursuivent, si tu es prêt à devenir toi-même l’ombre de ces fantômes depuis longtemps disparus un peu plus à chaque fois que tu recherches les pièces manquantes de tes souvenirs, les illusions prennent inévitablement le dessus sur toi… jusqu’à ce que tu te perdes.

Alors, quand les journées sont semblables à de vieilles photographies perdant doucement de leur éclat tout au long de nuits surexposées, passées à chercher un endroit où trouver le repos, quand des images réconfortantes devant lesquelles nous nous mettons volontiers à genoux et la réminiscence des murmures joyeux d’autrefois sont tout ce que nous avons pour nous sentir encore en vie, est-ce le reflet de notre propre nature éphémère qui fait de chaque matin un moment encore plus précieux nous permettant de respirer ? Alors que nous nous évanouissons, alors que nous disparaissons un peu plus chaque jour, alors que nous nous battons pour garder un certain équilibre entre ce qui est et ce que nous rêvons de devenir, je crois maintenant que chaque aube est un cadeau, une invitation à renaître, une porte ouverte pour un nouveau départ.

Alors que les lumières continuent de briller

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Publié initialement dans le magazine japonais BEEAST

2 mars 2016 – New York

Dans ma vie, un simple geste se révèle souvent être quelque chose de très significatif. Alors quand Ben, le bassiste de Your Favorite Enemies que je considère comme mon frère, m’a offert un cahier d’écriture avec une citation fabuleusement inspirante de Ernest Hemingway gravée en lettres dorées, je savais que c’était aussi spécial pour lui de me l’offrir que ça l’était pour moi de le recevoir, Hemingway étant non seulement un de mes auteurs favoris, mais les mots en tant que tels étant profondément significatifs pour moi. Ben sait que je me permets rarement de m’imprégner de la plupart des aventures auxquelles je suis le premier à inviter mes frères, soeurs, amis et êtres chers à non seulement les partager avec moi, mais aussi à les vivre pleinement. C’est en méditant sur la nature de ces mots que j’écris mon tout premier article dans le magazine BEEAST, et c’est aussi en songeant à ma décision résolue d’écrire selon ce que je ressens plutôt que comment je veux que vous me perceviez à travers les mots que je vous partage aujourd’hui.

Je suis en studio depuis plusieurs semaines maintenant, et alors que j’écris ces lignes, je m’apprête à partir pour New York dans quelques heures… le lever du soleil attendant son invitation à exposer ses couleurs à ce qui semble être une aube réticente, je médite sur ces mots encore et encore :

“In order to write about life 
first you must live it”
(“Pour écrire à propos de la vie,
il faut d’abord la vivre”)
– Ernest Hemingway

Et si l’amour était la réponse à la haine & aux bombes…

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En réponse aux attentats de Bruxelles

Un message à mes frères, soeurs, amis, voisins et être chers

Je me suis réveillé ce matin avec la plus violente de toutes les alarmes; la stupeur.

Mon vieil ennemi était de retour, me blessant à nouveau avec ses armes préférées; l’impuissance, l’incompréhension, la colère. La tristesse, comme si tout était devenu noir et blanc pour un instant, dans un éclair d’une totale abnégation émotionnelle. Je me suis demandé, “alors c’est ça l’état actuel et permanent du monde dans lequel nous vivons ? ”. La peur.

Je m’inquiète terriblement pour mes frères, soeurs, amis et êtres chers en Belgique manquant encore à l’appel. Je suis à genoux, compatissant avec ceux dont le coeur est dévasté et j’invite aussi à faire de même ceux qui souhaitent avec rage la même mesure de douleur pour ces monstres qui ont brutalement arraché des vies au nom d’un seul; le leur.

Et puis j’ai pensé écrire quelque chose. Mais quels mots écrire, quels mots partager ? La terreur, tout comme la vie qu’elle détruit, a corrompu chacun de ces mots de sympathie pour en faire de redondants refuges vides de sens, vibrant tels les échos de nos propres voix dont les murmures se perdent dans le désert de notre confusion. Qu’ai-je d’autre à offrir que des mots ? À chaque fois, à chacune des fois, je me pose exactement la même question : “Que puis-je faire ?”. “Si seulement il y avait quelque chose à faire”.

La tragédie d’aujourd’hui a transformé des mots d’empathie en une oraison funèbre parfaitement bien ficelée et impeccablement alignée pour quelconque horrible occasion, faisant de silences endeuillés des planques d’auto-préservation suspicieuses pour ce qui ressemble à un déni personnel de croire en de meilleurs lendemains. Les mots ne sont que des tonalités sans coeur et dénués d’âme. J’ai appris il y a longtemps qu’un véritable coeur ne peut pas tromper sa nature distinctive, et même si mes mots peuvent refléter à quel point je suis secoué en ce moment, à quel point je me sens démuni et aussi fatigué de combattre le vrai combat, je ne suis pas prêt à abdiquer. Pas prêt à rester stoïque, ni à détourner le regard.

À nous maintenant de briller de tous nos feux

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En réponse aux attentats de Paris

Je suis présentement à l’aéroport de Montréal en compagnie de Jeff. Nous quittons pour Tokyo dans moins de 2 heures. Nous n’avons pu fermer l’oeil de la nuit, inquiets pour nos êtres chers qui manquent toujours à l’appel et résolument déterminés à ne pas succomber aux extrêmes émotions que pareils actes de barbarie pourraient nous sembler raisonnable de vivre en pareille occasion.

La véritable victoire de la terreur s’avère sa propension à créer de nouveaux monstres, justes ou non. Ce matin, alors que je ne peux que penser à nos amis qui manquent toujours à l’appel, alors que rage, peine, incompréhension et consternation s’entremêlent dans mon coeur, dans mon âme, je pense à tous nos êtres chers… Et malgré la profonde souffrance qu’est la nôtre, je me refuse à faire surgir ce monstre vengeur. Je renonce à devenir l’ombre de ces abominables actes du mal. Car elle est là la victoire de ceux qui sèment la mort; le triomphe de la haine s’avère l’appel à nos instincts les plus primaires, à nos sentiments les plus insondés.

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